Chronique du 28 mars 07
Le diable s’habille en Prada
David Frankel
Fox Pathé Europa
L’univers de la mode a toujours suscité une attention particulière. Profitant de cette vogue justement indémodable, David Frankel - passé par la série Sex and the city - signe un film glamour et tendance comme un défilé. Du show, il retient la vivacité, l’accroche toujours renouvelée, la superposition de couleurs et de sentiments. Ses mannequins sont des stars. Meryl Streep est parfaite dans son rôle de tortionnaire torturée, Anne Hathaway superbe en ingénue décidée, Stanley Tucci merveilleux en second couteau brimé. Sur le podium, la prestation est parfaite. En coulisses, les petites mains sont débordées, si bien que le film n’est pas toujours à la hauteur de son propre rythme. Qu’importe, il s’agit avant tout d’une comédie plaisante qui, s’appuyant sur un mordant best-seller, s’avère une dragée au poivre plus sucrée que piquante.
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Echo Park L.A.
Richard Glatzer et Wash Westmoreland
Antiprod
A mille lieux des clichés ressassés, cette fiction propose une édifiante immersion dans la communauté latino de Los Angeles. Magdalena, 15 ans, tombe enceinte sans le vouloir. Rejetée par un père ultra conservateur, elle fuit chez un grand oncle. Elle rejoint un de ses cousins, Carlos, lui-même honni pour homosexualité. « A chacun sa réalité » indique le sous-titre. Fin, brillant et humain.
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La tourneuse de pages
Denis Dercourt
Diaphana
Hasard ou vengeance ? A chacun de se faire sa propre opinion sur le sujet. Le réalisateur, qui s’explique en bonus sur la genèse du film et le profil des personnages, laisse planer le doute. Avec un jeu intense et minimal, Déborah François incarne une tourneuse de pages angoissante, car froide, implacable. Quant à Catherine Frot, superbe en pianiste fragilisée, elle est aussi parfaite qu’à l’accoutumée.