Chronique du 6 avril 2007

Amon Tobin
Foley room
Ninja Tune
Amon Tobin qualifie son nouveau disque d’une « association de sons partageant la même puissance sonore malgré la multiplicité de leurs origines ». Précisons que pour cet album, le Brésilien a changé de modus operandi. Rompant avec les classiques techniques de la composition numérique, Tobin est allé à la chasse aux sons, les a traqué, capturé, pour ensuite les ciseler dans le secret de son studio. Cohabitent donc, de façon absolument hétéroclite, des cris d’animaux, échappements de moto, déplacements d’air et d’insectes, bruits urbains… habillés d’atours électroniques très organiques. Entre approche cinématographique - poursuivant ainsi le travail réalisé sur la B.O. du jeu Splinter Cell - et traitement évoquant toujours plus la musique concrète, Foley room balaie large et surtout balaie bien. Comme quoi, on peut être à la fois expérimental et très populaire.
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Ecoute la rue Marianne
V/A
Cantos
Sur un double album, une cinquantaine d’artistes issus de la scène rap ouvrent leurs cœurs à Marianne avant les élections présidentielles. Forcément variés au regard du nombre des participants - la fine fleur du hip hop français - les presque 40 titres de cet ambitieux projet portent aux oreilles des candidats le message des cités, sur un ton mordant, urgent, mais conciliant. Ce concept républicain sera-t-il entendu ?
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Avion Travel
Danson Metropoli
Bonsaï Music
Sous-titré « Canzoni di Paolo Conte », ce disque reprenant quelques pièces majeures du répertoire du célèbre compositeur est déjà certifié d’or en Italie. Réalisé sous la houlette de Paolo Conte lui-même (chantant par ailleurs un titre avec Gianna Nannini et amenant pour l’occasion un inédit), l’album est à la fois un hommage respectueux doublé d’une ré appropriation tout à fait pertinente des morceaux.